Pourquoi ai-je des pellicules ? Comprendre et traiter les pellicules efficacement.

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Les pellicules sont ces petits morceaux de peau morte que l’on observe sur le cuir chevelu ou dans les cheveux. Elles touchent près de la moitié de la population mondiale(1) : autrement dit, une personne sur 2 en souffre.   

Souvent présentes après la puberté, les pellicules ne sont pas graves mais elles peuvent être accompagnées de démangeaisons et parfois d'une légère inflammation, ce qui en fait un problème à la fois inesthétique et gênant au quotidien.  

Alors si vous voulez savoir comment ne plus avoir de pellicules et que faire contre ces pellicules, continuez votre lecture :  ce dossier vous éclaire sur leurs causes, les symptômes et vous explique les traitements disponibles pour se débarrasser le plus efficacement des pellicules.  

Qu’est-ce que les pellicules ?

Qu’est-ce que les pellicules ?  

Les pellicules sont des amas de cellules mortes (aussi appelées squames du cuir chevelu). Elles sont généralement de couleur blanche ou jaune. Le plus souvent, elles se détachent du cuir chevelu et se retrouvent dans les cheveux ou sur les vêtements. Mais en fonction du niveau de sévérité, les pellicules peuvent aussi prendre la forme de croûtes dans les cheveux.  

Les pellicules sont le plus souvent observées sur le cuir chevelu mais on peut aussi en retrouver dans la barbe ou dans les sourcils.

Les causes des pellicules cheveux et leur apparition 

Les causes des pellicules de cheveux sont dites “multifactorielles”, ce qui veut dire que les pellicules dans les cheveux ne sont pas dues à une seule cause mais à une combinaison de plusieurs facteurs.   

Les recherches scientifiques ont notamment mis en évidence 3 phénomènes majeurs qui permettent de comprendre d’où viennent les pellicules :

1. Un déséquilibre du microbiome du cuir chevelu : dans certaines conditions, notamment en présence d’un excès de sébum, des levures du genre Malassezia (notamment M. restricta et M. globosa), naturellement présentes sur la peau, peuvent proliférer. Cette prolifération perturbe l’équilibre naturel du cuir chevelu(2) et favorise l’apparition de pellicules, voire de plaques de pellicules sur le cuir chevelu. Au niveau bactérien, un excès de Staphylococcus epidermidis et une diminution de Cutibacterium acnes sont aussi observés et mis en lien avec l’apparition des pellicules(3)

2. Une altération de la barrière cutanée, souvent liée à un déséquilibre dans la production de sébum.   

  • Lorsque le sébum est produit en excès, il modifie l’environnement du cuir chevelu et favorise la prolifération de levures lipophiles du genre Malassezia. Cette surcroissance peut entraîner une inflammation et perturber le renouvellement cellulaire, contribuant ainsi à l’apparition de pellicules grasses.  
  • À l’inverse, une production insuffisante de sébum rend le cuir chevelu plus sec, moins protégé, et donc, plus vulnérable aux agressions extérieures. Ce déséquilibre affaiblit la fonction barrière de la peau : cela entraîne une desquamation du cuir chevelu parfois associée à une sensation de cuir chevelu sec. Résultat ? De fines pellicules sèches, semblables à de la peau morte dans les cheveux, peuvent se détacher facilement et retomber sur les épaules. 

3. L’impact des influences individuelles et environnementales :l’apparition des pellicules ne dépend pas uniquement du microbiome ou du sébum ; des éléments propres à chaque personne peuvent jouer un rôle important.  

  • L’âge, le sexe, ou encore les variations hormonales influencent l’activité des glandes sébacées et la composition du film hydrolipidique du cuir chevelu.  
  • Le terrain génétique semble également impliqué : des études récentes ont identifié plusieurs centaines de marqueurs génétiques associés aux pellicules(4) ce qui pourrait expliquer pourquoi certaines personnes y sont plus sensibles que d’autres.  
  • Enfin, les habitudes de vie, comme le stress chronique, une mauvaise hygiène de vie, le port prolongé de casque ou casquette… ou encore l’usage fréquent de produits capillaires irritants, peuvent favoriser une altération du cuir chevelu. 

Ces facteurs, souvent combinés et pas toujours faciles à maîtriser, peuvent expliquer pourquoi les pellicules des cheveux persistent parfois ou réapparaissent malgré des traitements adaptés. 

Le rôle des cellules et de la desquamation 

Savez-vous que votre cuir chevelu élimine naturellement jusqu’à 4 kilos de cellules mortes chaque année(2) ? Ce phénomène, appelé desquamation du cuir chevelu, est un processus normal : les cellules de la peau se renouvellent tous les 21 à 28 jours puis se détachent discrètement, sans qu’on les voie.  

Mais lorsque ce rythme s’accélère, en raison d’une irritation, d’un déséquilibre, d’une inflammation, les cellules mortes s'accumulent et se détachent sous forme de pellicules visibles. Le cycle cellulaire peut être réduit de 5 à 14 jours seulement (2) : cela entraîne une desquamation du cuir chevelu trop rapide.  

Les pellicules sont donc le résultat visible des squames : des amas de peau morte dans les cheveux.  

Influence des lipides et des micro-organismes 

Parmi les différentes causes des pellicules, le déséquilibre du microbiome du cuir chevelu est aujourd’hui identifié comme un mécanisme clé. Le cuir chevelu abrite naturellement un écosystème de micro-organismes (bactéries et levures) dont les levures du genre Malassezia :  

  • Lorsque le cuir chevelu est sain, tout ce microbiome cohabite sans problème.   
  • Mais en cas d’excès de sébum ou d’agressions, la levure Malassezia se met à proliférer. Elle décompose le sébum (lipide de la peau) et libère des acides gras irritants (comme l’acide oléique) qui déclenchent une réaction inflammatoire chez les personnes sensibles. Résultat : le renouvellement cellulaire s’accélère, et des pellicules apparaissent. 

Et contrairement aux idées reçues, les pellicules ne sont pas contagieuses : Malassezia est déjà présente sur le cuir chevelu. Ce qui pose problème, ce n’est pas la présence de ce micro-organisme mais l’impact de son développement excessif au niveau du cuir chevelu. 

Impact du stress et de l'alimentation sur les pellicules dans les cheveux  

Vous êtes nombreux(ses) à chercher comment se débarrasser des pellicules sans toujours penser à l’influence du mode de vie.  

Pourtant, plusieurs habitudes du quotidien peuvent déséquilibrer le cuir chevelu et favoriser l’apparition de pellicules dans les cheveux. 

1. Stress et pellicules

Le stress ne crée pas directement des pellicules, mais il peut fragiliser le cuir chevelu.  

Quand on est stressé longtemps, le corps fabrique une hormone appelée cortisol. Cette hormone peut ralentir la réparation de la peau, affecter ses défenses naturelles et déséquilibrer les micro-organismes présents sur le cuir chevelu. Résultat : ce contexte peut favoriser l’apparition ou l’aggravation des pellicules. 

2. Alimentation

Ce que vous mangez influence directement la santé de votre peau, y compris celle de votre cuir chevelu :   

  • Une alimentation trop riche en sucres rapides, produits ultra-transformés ou graisses saturées peut accentuer l’inflammation, déséquilibrer la production de sébum et perturber le microbiome cutané. Autant de facteurs qui peuvent favoriser l’apparition ou l’aggravation des pellicules.  

Certaines carences, notamment en vitamines du groupe B (comme la B6 et la B8), en zinc ou en fer, peuvent aussi fragiliser la barrière cutanée.  

  • À l’inverse, adopter une alimentation variée, riche en antioxydants, acides gras essentiels et micronutriments, est un levier simple et efficace pour aider à limiter les déséquilibres du cuir chevelu et réduire l’apparition de pellicules. 

3. Fatigue et mode de vie

Un manque de sommeil, une consommation régulière de tabac ou d’alcool peuvent fragiliser la peau, y compris celle du cuir chevelu. Cela n’entraîne pas directement des pellicules, mais cela peut cependant déséquilibrer le cuir chevelu et favoriser leur apparition.  

4. Facteurs externes   

Certains éléments extérieurs peuvent aussi perturber l’équilibre du cuir chevelu : 

  • Le froid sec assèche la peau, ce qui peut accentuer les squames.  
  • La pollution irrite la peau et peut déséquilibrer le microbiome du cuir chevelu.  
  • Porter un casque ou un bonnet serré, trop souvent, peut créer un environnement chaud et humide, idéal pour la prolifération de Malassezia, la levure impliquée dans l’apparition des pellicules lorsqu’elle se développe en excès. 

5. Habitudes capillaires   

La façon dont on entretient ses cheveux a aussi son importance :   

  • Des shampoings trop agressifs ou trop fréquents peuvent irriter et dessécher le cuir chevelu. À l’inverse, si vous espacez les lavages de manière excessive ou si vous utilisez un shampoing inadéquat, cela peut créer une accumulation de sébum au niveau du cuir chevelu.   
  • L’utilisation excessive de produits coiffants (gels, laques) peut aussi étouffer le cuir chevelu et favoriser l’apparition de pellicules. 

Lorsqu’on comprend bien ces causes, il devient plus facile de savoir comment se débarrasser des pellicules de manière durable et de prévenir leur réapparition.   

Réduire le stress, adopter une alimentation saine, avoir de bonnes habitudes de soins capillaires sont autant de solutions à adopter pour rompre le cercle vicieux des pellicules.

Impact du stress et de l’alimentation sur les pellicules cheveux

Différents types de pellicules dans les cheveux 

Les pellicules se retrouvent sur toutes les surfaces recouvertes de poils : on retrouve les pellicules sur les cheveux, mais parfois aussi dans les sourcils ou dans la barbe.   

On distingue 2 types de pellicules dans les cheveux : les pellicules grasses et les pellicules sèches.    

  • Les pellicules grasses sont plutôt épaisses et adhérentes. Elles apparaissent quand le cuir chevelu produit trop de sébum. Elles peuvent s’agglomérer en plaques, voire sous forme de croûtes dans les cheveux, dans les cas plus sévères. 
  • Les pellicules sèches sont fines et volatiles et apparaissent sur un cuir chevelu sec et sensible. 

Quel que soit leur aspect, les pellicules sont le résultat d’un renouvellement cellulaire trop rapide au niveau du cuir chevelu. 

Pellicules sèches

Les pellicules sèches 

Les pellicules sèches se développent sur un cuir chevelu sec.   

Lorsque le cuir chevelu est sec, il est déshydraté et irrité, ce qui a tendance à provoquer des démangeaisons, des rougeurs et à induire une desquamation à l’origine des pellicules.   

Les pellicules sèches sont les pellicules les plus couramment rencontrées et elles sont facilement reconnaissables. Elles sont plutôt petites, de couleur blanche et volatiles (elles se retrouvent souvent sur les vêtements ou les épaules en aspect floconneux).  

Elles sont également appelées Pityriasis simplex ou état pelliculaire simple.  

 

Les pellicules grasses 

Les pellicules grasses sont dues à une production accrue de sébum au niveau du cuir chevelu : elles se développent donc sur un cuir chevelu gras.  

L’excès de sébum en surface favorise le développement des levures du genre Malassezia car elles utilisent ce sébum en excès comme source de nutriments. L’accélération du renouvellement cellulaire entraîne alors une inflammation locale pouvant être à l’origine des démangeaisons.  

Les pellicules grasses sont grosses. Elles s’agglomèrent entre elles, adhèrent aux cheveux et peuvent démanger. Elles se retrouvent majoritairement à la racine du cheveu sous forme de plaques. On les retrouve plus rarement sur les vêtements. 

Lorsque qu’ il y a beaucoup de pellicules grasses et des démangeaisons intenses, il s’agit d’un état pelliculaire sévère, aussi appelé dermite ou dermatite séborrhéique du cuir chevelu :   

  • La dermite séborrhéique est une pathologie qui touche en moyenne 3% de la population et qui, la plupart du temps, touche également le visage(5).   
  • Elle se caractérise par des squames plutôt jaunes (dûs à l’excès de sébum) et des plaques rouges.   

Cette pathologie cutanée est sans gravité mais elle est chronique et nécessite une consultation chez le dermatologue pour une prise en charge adaptée. 

 

Pellicules grasses

Symptômes associés aux pellicules 

Différents symptômes peuvent être associés aux pellicules, mais il peut s’agir de causes différentes :   

Comment reconnaître les pellicules ? 

Les pellicules se présentent sous forme de petites peaux mortes, blanches ou jaunâtres, visibles à la surface du cuir chevelu et parfois sur les épaules.  

Elles peuvent être sèches (fines, volatiles) ou grasses (plus épaisses et collantes, parfois sous forme de de croûtes dans les cheveux). Elles sont généralement associées à des démangeaisons.  

Leur apparence peut varier selon le type de pellicules (sèches ou grasses), la sévérité et la cause initiale. 

Prurit et inflammation 

Le prurit est le terme médical employé pour désigner la sensation de démangeaison : c’est l’un des symptômes les plus fréquents en cas de pellicules. Il peut être léger ou intense, au point de provoquer des lésions de grattage.

Dans les cas plus sévères, le cuir chevelu peut devenir rouge, irrité ou douloureux : ce sont des signes d’inflammation et c’est souvent lié à la prolifération de levures comme Malassezia

Différenciation avec d'autres affections du cuir chevelu 

Plusieurs affections dermatologiques du cuir chevelu peuvent provoquer des symptômes similaires aux pellicules, rendant leur identification parfois délicate. 

Parmi les pathologies les plus fréquentes :  

  • La dermatite séborrhéique, qui associe des squames grasses à la présence de rougeurs.  
  • Le psoriasis du cuir chevelu, qui se manifeste par des plaques épaisses, bien délimitées, recouvertes de squames blanchâtres.  
  • L’eczéma de contact, souvent lié à une réaction allergique ou irritative, qui provoque des rougeurs, des démangeaisons et une desquamation.  

En cas de doute, demandez conseil à votre médecin. Lui seul pourra poser un diagnostic et vous recommander le traitement adapté. 

Comment éliminer les pellicules dans les cheveux ? 

Il existe aujourd’hui plusieurs soins traitants pour éliminer les pellicules, disponibles en pharmacie, même si, à ce jour, aucun traitement ne permet de guérir définitivement des pellicules (elles peuvent revenir régulièrement sous l’influence de différents facteurs, par phase de poussées).   

Un point à retenir dès le départ : les traitements pour éliminer les pellicules dépendent avant tout de la nature des pellicules. Autrement dit, pour choisir le bon traitement, il est donc important d’identifier le type de pellicules qui atteint le cuir chevelu. Demandez conseil à votre pharmacien ou votre médecin en cas de doute. 

Shampoings antipelliculaires

Shampoings antipelliculaires 

L’utilisation d’un shampoing traitant est la prise en charge classique des pellicules des cheveux.  

Le choix du shampoing se fera en fonction du type de pellicules :   

  • Les shampoings pour pellicules grasses agissent sur une ou plusieurs des causes des pellicules. Ils peuvent contenir :   
    • un actif antifongique pour lutter contre la prolifération des levures. 
    • un actif kératolytique pour aider à éliminer les pellicules (il agit en décollant et éliminant les cellules mortes). 
    • un actif anti-inflammatoire pour limiter les rougeurs et démangeaisons. 
    • un actif permettant d’absorber l’excès de sébum en surface.  
  • Les shampoings pour pellicules sèches, quant à eux, agissent avec :  
    • un actif kératolytique pour favoriser l’élimination des pellicules. 
    • un actif apaisant pour soulager les sensations d'irritation et de démangeaison. 
    • un actif hydratant pour protéger le cuir chevelu à tendance sèche. 

Les shampoings anti-pelliculaires s’utilisent en 2 temps :   

  1. Une phase d’attaque au moment des poussées. Il s’applique plusieurs fois par semaine.  
  2. Une phase d’entretien pour maintenir les effets dans le temps. La fréquence d’application est dans ce cas diminuée et alternée avec un shampooings doux. 

Traitements médicaux pour les cas sévères 

Les pellicules sévères nécessitent souvent des traitements médicaux spécifiques pour obtenir un contrôle efficace et durable.   

Les shampoings antifongiques, en particulier ceux à base de kétoconazole, sont les traitements les plus efficaces et les mieux documentés pour les cas sévères de pellicules.   

D’autres options incluent des shampoings à base de ciclopirox olamine, de pyrithione de zinc ou de piroctone olamine, parfois associés à des agents anti-inflammatoires. 

Utilisation d'antimycosiques 

Les antimycosiques sont essentiels pour traiter les pellicules liées à la prolifération de Malassezia.  

Plusieurs actifs sont reconnus pour leur efficacité : 

  • Le kétoconazole, antifongique de référence. 
  • Le zinc pyrithione, actif sur les formes modérées, souvent utilisé seul ou en combinaison. 
  • Le ciclopirox olamine, efficace seul ou associé à du zinc pyrithione 
  • Le piroctone olamine. 

Des alternatives naturelles, à base d’huiles essentielles (6) et d’extraits de plantes, peuvent éventuellement être proposés par le médecin pour compléter ces traitements. Mais c’est vraiment une possibilité évaluée au cas par cas, afin de bien prendre en compte le bénéfice-risque. 

Vivre au quotidien avec des pellicules 

Vivre au quotidien avec des pellicules peut impacter fortement la qualité de vie. 

Cela peut devenir une préoccupation de tous les instants, impacter ses choix vestimentaires, ses interactions sociales, son estime de soi, c’est pourquoi il est important de les prendre en charge. 

Impact sur l'estime de soi et les relations sociales 

Au-delà de l’inconfort physique, les pellicules peuvent avoir un effet psychologique important. Leur visibilité sur les épaules ou les vêtements foncés peut provoquer un sentiment de gêne, voire de honte, et donner à tort une image de négligence ou un manque d’hygiène.  

Ce mal-être peut affecter la confiance en soi, et dans certains cas, conduire à une forme de repli social. C’est pourquoi une prise en charge adaptée est essentielle pour améliorer à la fois le confort physique et le bien-être mental.  

N’hésitez pas à échanger avec les professionnels de santé qui vous entourent, ils vous diront que faire contre les pellicules.  Il existe de nombreux traitements et astuces au quotidien qui permettent de prendre en charge les états pelliculaires. 

Gestes à éviter pour ne pas aggraver les pellicules 

Certaines mauvaises habitudes peuvent aggraver la situation.   

Par exemple, pour ne pas altérer la barrière cutanée du cuir chevelu ou aggraver un déséquilibre du microbiome :   

  • Evitez de vous laver les cheveux quotidiennement. 
  • Evitez d’utiliser des shampoings trop agressifs. 
  • Evitez de vous gratter le cuir chevelu en cas de démangeaison. 
  • Evitez d’utiliser de l’eau trop chaude sous la douche.

Recommandations sur les habitudes de vie 

Les pellicules sont le résultat d’une interaction complexe entre des déséquilibres du microbiote du cuir chevelu, une altération de la barrière cutanée et des facteurs individuels et environnementaux.   

Une bonne hygiène de vie, une alimentation équilibrée et des soins adaptés peuvent donc aider à prévenir ou réduire ce problème. 

Importance des vitamines et oligo-éléments 

Certains nutriments, présents dans une alimentation équilibrée et variée (fruits, légumes, légumineuses, poissons, œufs, noix, graines…) sont utiles pour aider à prévenir ou limiter les pellicules.   

Par exemple :   

  • Le zinc aide à réguler la production de sébum. 
  • Les vitamines du groupe B, notamment la vitamine B8 (biotine), participe à la production de la kératine. 
  • Le sélénium, un antioxydant naturel, aide à protéger les cellules du cuir chevelu. 
Pellicules et impact sur l’estime de soi

Pellicules & cheveux : importance de consulter un dermatologue 

Les pellicules sont fréquentes mais lorsqu’elles deviennent épaisses, qu’elles forment des plaques, qu’elles s’accompagnent de rougeurs ou de démangeaisons persistantes, il est important de consulter un professionnel de santé pour établir un diagnostic précis.   

Diagnostic précis et traitement adapté 

Plaques, pellicules, rougeurs, démangeaisons… Vous présentez ces symptômes sur le cuir chevelu, le visage ou le haut du corps ? Il peut s’agir de pellicules simples mais aussi d’un psoriasis, d’une dermatite séborrhéique ou encore d’un eczéma. Ces affections nécessitent une prise en charge spécifique.  

En attendant de consulter votre médecin, pour y voir plus clair, prenez déjà le temps de réaliser, en quelques clics, le diagnostic "Plaques, pellicules, rougeurs et/ou démangeaisons ?". Cela vous aidera à mieux comprendre votre situation et à accéder à des conseils et des routines de soin adaptées. 

Maladies pouvant exacerber les pellicules 

Avoir des pellicules ne veut pas forcément dire qu'on a une maladie. Néanmoins, la présence de pellicules peut parfois être le signe ou la conséquence d’un trouble de la peau ou d’un déséquilibre plus profond.  

  • La dermatite séborrhéique, par exemple, est l’une des principales causes de pellicules grasses. Elle s’accompagne souvent de démangeaisons et de rougeurs. Ce n’est pas une simple irritation : c’est une vraie inflammation du cuir chevelu, souvent liée à un excès de sébum et à un déséquilibre du microbiote. 
  • Le psoriasis se manifeste par des squames épaisses au niveau du cuir chevelu qui ressemblent à des pellicules.  
  • L’eczéma ou une peau très sèche (xérose, ichtyose) peuvent également entraîner une desquamation, pouvant être confondue avec des pellicules s’il se situe au niveau du cuir chevelu. 
  • Certains contexte de variation hormonale (ou troubles hormonaux) peuvent modifier la production de sébum et rendre le cuir chevelu plus réactif. 

Dès l’apparition de pellicules sur le cuir chevelu, Il est donc toujours préférable de demander conseil à un professionnel de santé.  

Sources :  

(1)https://dermato-info.fr/ - Société française de dermatologie 

(2)Tao, R., Li, R., & Wang, R. (2021). Skin microbiome alterations in seborrheic dermatitis and dandruff: A systematic review. Experimental Dermatology, 30, 1546 – 1553 https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34415635/

(3) Xu, Z., Wang, Z., Yuan, C., Liu, X., Yang, F., Wang, T., Wang, J., Manabe, K., Qin, O., Wang, X., Zhang, Y., & Zhang, M. (2016). Dandruff is associated with the conjoined interactions between host and microorganisms. Scientific Reports, 6.  https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27172459/

(4) Limbu, S., Purba, T., Harries, M., Wikramanayake, T., Miteva, M., Bhogal, R., O'Neill, C., & Paus, R. (2021). A folliculocentric perspective of dandruff pathogenesis: Could a troublesome condition be caused by changes to a natural secretory mechanism? https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34486144/

(5) Byung In Ro and Thomas L. Dawsonw, The Role of Sebaceous Gland Activity and Scalp Microfloral Metabolism in the Etiology of Seborrheic Dermatitis and Dandruff. Department of Dermatology, College of Medicine, Chung Ang University, Seoul, Korea. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16382662/

(6)Jain, S., Arora, P., & Nainwal, L. (2021). Essential oils as Potential Source of Anti-dandruff Agents: A Review.. Combinatorial chemistry & high throughput screening. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34254910/

Nos routines de soin contre les pellicules

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